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Maroc
C’est donc son fils Sidi Mohammed VI (né le 21 Août 1963) qui lui succède sur le trône alaouite. Le nouveau souverain est jeune et c’est sous le signe de l’espoir que les marocains accueillent son avènement. A la fois traditionaliste et moderniste, Mohammed VI (dit M6) a effectué son premier voyage officiel comme prince héritier le 6 Avril 1974 pour les obsèques du Président français Georges Pompidou. Représentant de son père auprès de ses pairs africains et à l’international, c’est en Novembre 1985 qu’il obtient son premier poste administratif au sein de l’Etat- major marocain.
A peine arrivé au pouvoir, il limoge 3 mois après son intronisation le Ministre de L’Intérieur Driss Basri (1938-2007) qui a fait du Royaume un état sécuritaire et sécurisé sous Hassan II (1979 à 1999) et autorise le retour de l’opposant Abraham Serfaty (1926-2010, ancien membre du Parti Communiste Marocain de 1944 à 1970, fonde le groupuscule révolutionnaire Ilal Amam ! (En avant !) avant d’être arrêté en 1972 puis de 1974 à 1991 avant d’être renvoyé en exil au Brésil pays dont son grand – père avait obtenu la nationalité pour des raisons commerciales ).
Mais porteur d’espoirs que le Roi à sa montée au trône, s’il reste incontestable que la monarchie chérifienne est pérenne, tout reste à faire au Maroc. Afin d’éviter une possible révolution comparable à celles d’Egypte et de Tunisie, Mohammed VI annonce le 9 Mars 2011 une réforme de la constitution qui permettrait au parti politique sorti majoritaire des urnes lors des élections législatives, le renforcement des droits de l’homme et des libertés individuelles et une réforme administrative notamment pour le problème Sahraoui. Réforme approuvée par référendum le 1Er Juillet avec 94% de oui .
Le parti royaliste crée le 7 Août 2008 par le souverain, le Parti Authenticité et Modernité (PAM) ne changera pas l’image du parlement qui néanmoins a accepté des femmes élues la même année) et se veut une alternative aux partis traditionnels. Lors des élections communale du 1er Juin, le parti a remporté 6 015 sièges sur 27 795 circonscriptions électorales soit un total de 21,7% des voix et a placé le PAM devant l'Istiqlal.
Une modification de la constitution qui va considérablement modifier l’aspect politique du pays. Usant de son droit régalien de nommer une premier ministre de son choix, c’est ainsi que l’opposant et leader de l’Union Socialistes des Forces Populaires (USFP) Abderrahmane el-Youssoufi (né en 1924), Premier Ministre depuis 1998 n’a pu être reconduit dans ses fonctions malgré la victoire de son parti aux élections législatives et se ravir la place par le technocrate Driss Jettou le 6 Novembre 2002. Avec les réformes, les questions du Parlement pourront être débattues sans le Roi, la justice séparée du pouvoir royal (le religieux reste aux mains du Sultan), le Premier ministre issu du parti majoritaire et le Berbère devient langue nationale au même titre que l’arabe.
Lors des élections du 7 Septembre 2007, le Parti Istliqlal a obtenu 11% (52 sièges et la primature) des voix face à l’USFP 9% (12 sièges) et la Parti de la Justice et du Développement 11% (46 sièges créé avec la fusion du mouvement islamiste Attajdid Wal Islah et celui du Mouvement Populaire Démocratique et Constitutionnel). C’est ce dernier qui va retenir l’attention de la presse internationale. Héritier du Mouvement Populaire Constitutionnel et démocratique (crée en Février 1967), le PJD fait son entrée au parlement en 1997 avec 9 Sièges et devient le premier parti d’opposition en 2002 avec 42 sièges. Au-delà de son opposition au parti royaliste, il est considéré comme étant un mouvement conservateur et islamiste. La résurgence islamiste est assez récente dans le royaume marocain. Lors des attentats de Casablanca le 16 Mai 2003, le PJD a préféré s'abste,ir de tous commentaires . Le 25 Décembre 1925, le PJD a subi uns scission avec le parti de la Renaissance et de la Vertu qui a réussi a faire élire un député en 2007 (0,34% des voix).
Le PJD a modernisé son image et lui a permis d'obtenir aux élections législatives du 25 novembre 2011 27% des voix soit 107 sièges sur 395 faisant de lui, le premier parti politique du royaume chérifien. En vertu de la nouvelle constitution, le Roi a nommé son secrétaire -général Abdelilah Benkirane (né en 1954) Premier ministre.Le parti de l'Istiqlal a remporté 60 sièges ( 17% des voix ), l 'USFP 39 sièges (9%) et le PAM 47 sièges (11%) des voix.
Un gouvernement de coalition a été formé.
Loin des bancs de l’assemblée, on trouve une multitude de petits mouvements islamistes comme La Chabiba islamia (ou Jeunesse islamiste, fondée en 1969 par Abdelkrim Motiî et Kamal Ibrahim exilés depuis 1976. Son aile radicale « L’Aile Radicale Armée » avait perpétré un attentat le 18 décembre 1975 qui avait couté la vie à Omar Benjelloun, un des leaders de l'Union socialiste des forces populaires), La Jamâa Islamia (fondée en 1981), la Salafia Jihadia (le salafisme combattant)…
Le Mouvement du 20 Février, groupe d’opposition, tente de faire accélérer les réformes démocratiques au sein du royaume et bien que minoritaire, ils ont reçu le soutien du Prince Moulay Hicham (né en 1964, cousin du Roi et surnommé le Prince rouge en raison de ses prises de positions contre l’absolutisme de l’institution royale.), de syndicats et partis de gauche.