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Angola
Nombre de Kongos rejoignent la rébellion armée qui éclate en 1961. Déçus par leur souverain Antoine III (qui a succédé à Pierre III décédé peu après sa destitution), les Kongos rejettent l’idée de restauration impériale pour une Angola indépendante. De partout, nulle colonie qui se soulève devant l’occupation européenne ne songe à le rappeler sur le trône. D’ailleurs le trône fantôme du Kongo vit des soubresauts qui rappellent à tous les pires heures de l’Empire. Le 11 Juillet 1957, une crise éclate parmi les membres de la famille royale. Dona Isabelle Maria Da Gama prend la régence mais en Septembre 1962, Pierre VIII, fils d’Antoine III réclame son héritage. Un mois après, Isabelle reprend les rênes de la famille royale. Elle ne l’assurera qu’un mois. Les combats font rage, la famille royale devient un symbole de collusion avec l’occupant.
Le 11 Novembre 1975, alors que l’Europe entière fête les commémorations de la fin de la première guerre mondiale, l’Angola prend enfin son indépendance. Des milliers de morts dans une guerre de libération et une révolution au Portugal auront eu raison de l’Empire Kongo. Les nouvelles instances dirigeantes communistes angolaises n’entendent pas restaurer l’Empire. Un nouveau chapitre de l’histoire Kongo s’ouvre. Le monde africain a oublié jusqu’à la signification du mot Kongo qui voulait dire union fédérale. Le Prince Yves Nzimba qui représente la famille royale ce jour n’a pour l’heure aucunement revendiqué le trône.
En 1969, Bernard Mizeli Nsemi dit Ne Muemba fonde le mouvement Bundu Dia Kongo dans la Bas –Congo de l’ancien Zaïre, une province qui autrefois avait fait parti intégrante de l’Empire Kongo. L’apparition de ce mouvement passe totalement inaperçu au Zaïre plongé dans la guerre civile. Ne Muemba se veut pasteur d’une religion qui s’inspire largement inspirée de Kimpa Vita. Il déclare à qui veut l’entendre qu’il restaurera et rendra sa dignité au Kongo défunt. Il reçoit peu de soutien en ces temps troublés. Le régime militaire zaïrois fait lui aussi peu de cas de ce mouvement politico-religieux. MonarchisteLe pasteur doit l’être forcément si il tente de restaurer l’empire à son profit ou bien pour un membre de la dynastie dépossédée. Mais la régime en place ne s’inquiète pas de ce mouvement qu’il apparente à un mouvement sectaire chrétien de plus au Zaïre.
Il faut attendre la fin du régime militaire pour que Bundu Dia Kongo fasse reparler de lui sur la scène politique. Le Pasteur revendique toujours l’héritage de l’Empire. Le nouveau pouvoir s’inquiète des rumeurs qui font état d’un arsenal militaire au sein du mouvement. Les tensions s’éxarcébent de part et d’autres. En Juillet 2002, c’est l’affrontement entre partisans du pasteur et les forces gouvernementales. Ils feront 14 morts. Les dignitaires sont arrêtés puis relâchés face à la pression populaire. En 2006, Ne Muemba est élu député du Bas –Congo. Une victoire pour le leader né- Kongo qui rêve ouvertement que d’une seule chose. Le retour de l’Empire aux affaires africaines….