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Mali
L'Empire du Songhaï (situé entre l'actuel Niger et le Burkina Faso actuels) fut certainement le rival économique et militaire de son alter égo mandingue. Il doit sa formidable ascension sur le continent au génie d'un seul homme, un stratège implacable que fut Sonni Ali Ber.
Avant d'être l'Empire que l'on connaît à ce jour, le Songhaï fut le un royaume vassal de l'Empire du Mali sous le nom de royaume de Gao. Fondé au XIème siècle par le Roi musulman Koussoy Dam, le royaume du Gao (du nom de sa capitale) ne va pas dépasser le stade du pouvoir régional. Néanmoins malgré une dynastie ancrée solidement dans le paysage africain (dynastie Za qui gouvernera de 690 à 1335)), le royaume va sombrer dans l'anarchie durant la seconde moitié du XIIème siècle. L'Empire du Mali en profite pour annexer le Royaume de Gao et s'approprier ses richesses. Mais dès 1375, Gao commence à se révolter de nouveau profitant des troubles que subit le Mali.
Il faut attendre la rébellion de Sonni (Le Sauveur) Ali Ber pour que Gao retrouve sa splendeur d'antan. Prince soudanais, fervent religieux (il versait une obole aux mosquées de Gao) ayant baigné dans un islam animiste, Ali Ber chasse en 1465 les tribus Dogon et Foulanis de ses terres, s'empare de Tombouctou (20 Janvier 1468) incendiée puis enfin la ville de Gao. L'Empire du Songhaï est né ! Général de talent, Sonni Ali Ber annexe la ville de Djenné quelques mois auparavant tant par les armes que politiquement en épousant la Reine- Mère de la cité malienne. Ali Ber ne s'embarrasse pas de détails pour les vaincus. Réduits en esclaves, ils sont envoyés dans les mines d'or de l'Empire quand même bien ils sont de confession musulmane. L'administration est réorganisée et une véritable bureaucratie s'installe dans l'Empire. L'armée fut professionnalisée, une cavalerie crée comme une marine qui lui permettait de transportait des troupes en un temps record. Le 6 Novembre 1492, cette expansion s'arrête brutalement lorsque Sonni Ali Ber se noie sur le chemin d'une énième campagne contre les Dogons. Son fils Sonni Aboubakar Baro lui succède mais il n'a pas le talent militaire de son père. Un de ses lieutenants (ou neveu ?), Mohamed Touré (50ans) se soulève contre le nouvel empereur qui ne reçoit que peud e soutien de la population qui garde en mémoire l'impiété et la cruauté de son père. La bataille d'Anfao provoque la fuite de Sonni Baro qui se réfugie dans le sud est de l'Empire. Il maintiendra un certain pouvoir dans cette partie du Songhaï mais n'arrivera jamais à reconquérir son trône. La dynastie des Sonni aura marqué les esprits mais pas dans la dureté. Celle des Askia (= Usurpateurs) va désormais faire régner l'ordre dans le Songhaï.