histoiredelafrique


Aller au contenu

Menu principal:


La République du Centrafrique

Centrafrique

Les fameux réseaux de la " Françafrique " si décriés sont à leur apogée ; des radios françaises s'offrent même le luxe d'annoncer le coup d'état avant l'arrivée des parachutistes sur Bangui ce 20 Septembre 1979. Bokassa est alors en visite chez son ami libyen. Classique ! Houphouët Boigny, l'homme de Foccart en Afrique et Président de la Côte d'Ivoire, qui n'avait pas hésité à expulser le converti Ange-Félix Patassé Mustapha en 1976 vers la France, se fera prier pour accepter l'Empereur déchu. L'Empereur ayant du laisser son argent dans son palais de Bérengo se retrouve sans fonds sur lui. Les mauvaises langues prétendront qu'un agent français récupérera et exfiltrera ce trésor vers l'Elysée. Fantasme de journaliste ou réalités politiques de la République ? Il n'en faudra pas beaucoup à certains pour que l'on voit dans la révélation de la fameuse "affaire des diamants " (par le journal " Le Canard Enchaîné "), la raison de la chute de Giscard d'Estaing en 1981 lors de l'élection présidentielle. Une réponse à son Opération Barracuda et une revanche de l'empereur déchu ? Pourtant avant l'Opération militaire française, le gouvernement français avait proposé à l'Empereur une abdication et une régence. Il avait bien entendu refusé et scellé ainsi son sort sans le savoir.

Le 4 Octobre 1979, l'ancien Premier Ministre Patassé est accueilli par ses partisans qui organisent des manifestations anti-françaises. Dacko, réinstallé au poste de Président, le fera arrêter le 3 Février 1980. La crise éclate très vite de nouveau. Le 16 Avril, Maïdou est limogé mais celui-ci refuse de partir et se fait assigner à résidence le 10 Août. Le 17 Novembre, c'est au tour d'Ayondho de subir le même sort. Dacko renoue avec ses démons. Bokassa exilé réclame son trône et la France fait libérer Maïdou le 1er Décembre contre des élections démocratiques. Les événements se répètent en Centrafrique.

Des élections sont organisées le 15 Mars 1981 afin de donner une image plus démocratique de la République retrouvée. Dacko est réélu à 50 %, Patassé obtient 38%, Maïdou 3% et Goumba 2% le tout sur 25% d'abstentions. Mais les néo-bokasseries de David Dacko irritent le pays et l'armée. Le 1er septembre 1981 son Ministre de l'Intérieur, le Général André Kolingba (né en 1935), destitue Dacko, exile Patasse en Décembre (il reviendra le 3 mars 1982, tente un coup d'état avant de se réfugier le 5 à l'Ambassade de France puis le 13 Avril au Togo). Le 27 Août, c'est au tour de Goumba de se faire embastiller (jusqu'au 1er Septembre 1983 ). Quant à Bokassa, il entend bientôt faire son retour sur la scène politique….Après tout, le nouveau chef d'état est son ancien aide de camp. Bokassa croit en ses chances de restauration. Mais le 27 Novembre 1983, Bokassa, après avoir rencontré des membres de divers partis politiques français, tente d'opérer un putsch au Centrafrique. Prévenu, Houphouët l'avait " raisonné " mais jusqu'à quand ? La volonté de l'Empereur de revenir était difficile à contenir.

L'Empereur rejoint alors son château d'Hardricourt dans les Yvelines et continue de planifier son retour malgré des finances délicates. Il croit toujours autant fermement qu'une fois Sa Majesté sur le sol de son pays, il sera acclamé par des foules en délire et des partisans prêts à chasser l'usurpateur Kolingba. Seulement le gouvernement français ne l'entend plus ainsi et donne tout son appui au nouveau dirigeant en plaçant de nouveaux conseillers auprès du Général Kolingba. Un Kolingba qui va se passer allégrement de Premier Ministre pendant 10 ans.



Sous un faux nom, Jean Bédel Bokassa descend d'un avion qui vient d'atterrir à Bangui le 23 Octobre 1986. Personne n'est là pour l'accueillir. Personne n'est là pour l'acclamer ni crier, ni chanter son nom si ce n'est quelques employés de l'aéroport. Prévenu, le gouvernement centrafricain a envoyé un détachement le faire arrêter. Triste retour pour un homme qui se voyait comme Napoléon durant ses cent jours, remonter sur son trône.

Condamné à mort sous l'accusation de cannibalisme (laquelle fut abandonnée au final) le 12 Juin 1987, sa peine fut commuée à l'emprisonnement à vie en Février 1988 par Kolingba et réduite enfin à une condamnation de 20 ans. L'histoire aurait pu s'arrêter là mais le pays n'en avait pas fini avec son empereur. Kolingba Président mais pas Empereur. Il entend sécuriser son régime sans le caricaturer ni le transformer en une nouvelle dictature. Au MESAN, il substitue le Rassemblement Démocratique Centrafricain en Mai 1986 mais n'en autorise pas pour autant l'opposition de se reconstituer. Excepté les dernières bokasseries en date, André Kolingba à l'assurance d'un pouvoir tranquille. Du moins jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989. Poussé à accepter des élections pluralistes par la France, Kolingba se révèle être un véritable maître de l'art politique. Dans la théorie, il accepte de bon gré ces élections. Mais dans la pratique, il en va autrement. Son mandat expirant sous peu, il opère légalement un coup d'état constitutionnel le 28 Novembre 1992 lui permettant de proroger son mandat 90 jours de plus. Et comme il n'a obtenu que 10% des voix lors du scrutin présidentiel, il le fait purement invalidé. L'opposition protestant fermement, il annonce qu'il va libérer l'Empereur Bokassa. Il n'en faut pas plus pour que les rumeurs affirment que Kolingba va restaurer l'Empire.

Relâché le 1er Août 1993, Jean Bédel Bokassa s'aperçoit qu'il n'a pas été oublié. Il s'en trouve même quelques 200 personnes pour manifester en sa faveur et réclamer le retour de Sa Majesté au trône.

Sans le savoir, L'empereur est devenu le joker de son ancien aide de camp. Kolingba avance le pion impérial pour se maintenir au pouvoir et le loge dans un appartement du gouvernement. Le Général Kolingba doit pourtant céder son pouvoir le 19 Septembre 1993 devant le gagnant de l'élection présidentielle. Et qui n'est autre que l'ancien Premier Ministre de l'Empereur, Ange-Félix Patassé (né en 1937). Ironie de l'histoire.




Il serait naïf de croire qu'Ange-Félix Patassé n'était qu'un simple ministre au service de l'Empire. Patassé était aussi le cousin de l'Impératrice Catherine. Du coup d'état de 1966 à l'opération Barracuda, il ne cessera d'occuper tous les postes du gouvernement jusqu'à en devenir le Premier Ministre du 7 Décembre 1976 au 14 Juillet 1978. Pour plaire à l'Empereur, Patassé ira jusqu'à se convertir quelques temps à la religion musulmane sous le nom de Moustapha. Limogé par Bokassa Ier, le fonctionnaire zélé de l'Empire s'exile en France, officiellement pour des raisons de santés, ces mêmes raisons qui ont conduit à sa démission.
A la chute de l'Empire, Patassé se découvre subitement une opposition à Bokassa et annonce la création du Front de Libération du Peuple Centrafricain. Lutte de succession entre cousins. Dacko qui a les préférences de la France ordonne son arrestation. Patassé tente de se réfugier au Tchad voisin mais ne peut échapper à l'emprisonnement. Privilège du vainqueur, Dacko l'amnistie pour des …. raisons de santé.
Lors de sa défaite à l'élection présidentielle de 1981, il dénonce des trucages. Le coup d'état de Kolingba le force de nouveau à l'exil suite à l'interdiction des partis politiques. Il assure être le représentant légitime du gouvernement et à ce titre dénonce le putsch. Avec quelques militaires, il tente un putsch le 27 Février 1982. Réfugié à l'Ambassade de France, il part en exil au Togo, une longue traversée du désert qui le conduit à Paris où il fonde le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain. Quant à Bokassa, les manifestations en sa faveur s'estompent rapidement comme elles ont commencée. Patassé a compris que Kolingba ne remettra pas l'Empereur au pouvoir.

Ange Félix Patassé entreprend des réformes. Son but, le même que ses prédécesseurs. Stopper la corruption, moderniser le pays ….et le Mouvement Pour la Libération du Centrafrique de tout régenter comme le MESAN et le RDC autrefois. Et l'armée ? Elle va bientôt se réveiller de nouveau. Une triste habitude.

Des soldes impayées ! Voilà encore le même prétexte qui a fait sortir l'armée de sa réserve au Centrafrique en 1996. Mais cette fois-ci, c'est près de 800 soldats qui menacent le Président Ange -Félix Patassé. Issus des Camps de Bangui, Bouar, Birao et de la poudrière Kassaï, les mutins s'affrontent avec la garde du Palais et la Gendarmerie loyaliste (6 morts). La France sur la demande de la Présidence centrafricaine intervient et déploie ses 1400 soldats basés dans la capitale. L'aéroport sera vite sécurisé par les Légionnaires. Cette fois, les accords de coopération militaire entre la France et le Centrafrique seront bien respectés.



Patassé accuse l'opposition de vouloir prendre le pouvoir. Nommé porte- parole des mutins, le Sergent Cyriaque Souké obtient le limogeage du Ministre de la Défense. Le 21 Avril, les mutins acceptent de déposer les armes ; le gouvernement ayant promis le versement intégral de leurs primes, principale requête de cette mutinerie.
Patassé est sauvé mais pour combien de temps. Le Président craint ses protecteurs français et sombre dans un certain syndrome Bokassa qui ne dit pas son nom. D'ailleurs, il n'entend pas laisser les mutins aller librement et ordonne la mise en place d'une commission d'enquête. Il nomme également le Colonel Maurice Regonessa à la Défense. L'armée n'apprécie pas. Le 16 Mai, l'armée sort de nouveau de leurs casernes. Les Légionnaires se redéploient et tirent le 21 (2 Parachutistes blessés). L'opération " Almadin II " est déclenchée. Le rapatriement des Français est organisé ; Patassé craint pour sa vie d'autant plus que l'Empereur Bokassa a proposé ses services à la France pour tenir un gouvernement de réconciliation nationale. Kolingba est mis en résidence surveillée, au cas où. La tentation impériale est grande dans le pays.
Puis après avoir fait appel aux Légionnaires, le gouvernement centrafricain accuse la France de vouloir, renverser son Président et organise des manifestations anti-françaises (Centre Culturel brûlé). Les Sergents -Chef Isidore Dokodoko et Souke réclament le départ de Patassé et entame des négociations avec le gouvernement. Le 27 Mai, les militaires acceptent de rentrer une nouvelle fois dans leurs casernes. La fracture entre les différentes couches de la population est grande désormais.

L'histoire n'est que répétition en République en Centrafrique.

Le 10 Juillet, un Front Patriotique pour la Libération du Centrafrique est crée. A Ouagadougou ou se déroule le XIXe sommet Franco-africain, le Président Jacques Chirac déclare " que l'ère des interventions unilatérales est révolue ! " Pied de nez au gouvernement de Patassé de plus en plus isolé. Néanmoins, les légionnaires patrouillent toujours dans Bangui. Le Samedi 4 Janvier 1997 après des mois d'accalmie, les Parachutistes doivent dégager à coups de lacrymogène, la route de la présidence. Mutins et opposants commencent à répliquer à coups de pierre ; un coup de feu éclate, un jeune homme est étendu sur le sol. La foule gronde, les mutins excédés répliquent.Les blindés français entrent en action. Deux des centaines de manifestants sont tués. Les mutins réclament la libération de l'un des leurs, le Capitaine Anicet Saulet…. Un chaos semble régner à Bangui.
Le 5 Janvier à 1 heure du matin, l'armée française bombarde le Camp Kassaï, le port pétrolier et le quartier de Petevo, lieux de retranchement des rebelles. Une attaque héliportée fera 10 morts et 30 rebelles seront arrêtés.

Poussés dans leur retranchement, es rebelles doivent regagner leurs casernes mais le fossé est désormais creusé entre l'armée et le gouvernement. Un schéma identique qui avait mené au coup d'état de la Saint Sylvestre.



Le 18 Novembre 2007, la Garde Présidentielle tente d'arrêter un des leaders de la mutinerie, réfugié à Ovango (environ un km de la poudrière du Kassaï ). Mais ses partisans ripostent et de nouveau la mutinerie se transforme en tentative de putsch. Patassé dénonce un coup d'état à caractère ethnique et incriminent des membres de l'ethnie Yakoma (issu cette ethnie, le fils de Kolingba, Guy a été arrêté le 19). Il suspecte même son Premier Ministre, Jean-Paul Ngoupandé (né en 1948) imposé par Paris pour mettre fin à la mutinerie de Janvier 1996, de complicité. Le 30 Novembre, de violents affrontements font trois autres morts Le 4 Décembre, le Sofitel de Bangui est bombardé entre 3h et 4 heures du matin par les rebelles.

La France dépêche alors un contingent supplémentaire de l'armée française basée au Tchad et convoque le Président Centrafricain à Paris. Patassé se retrouve en quelques jours dans la peau de celui qu'il servait quelques années auparavant.

Dans tous ces soubresauts, meurt le 3 Novembre 1996 d'une crise cardiaque celui qui se faisait appeler depuis quelques temps le " Treizième Apôtre du Christ " et plus connu sous le nom de Bokassa Ier. Il laisse derrière lui près de 54 enfants reconnus. Déjà le 7 Juillet, il avait perdu le Prince Saint Cyr, retrouvé mort mystérieusement dans son appartement d'Abidjan.
Il avait banni l'Impératrice Catherine, rendue responsable de sa chute, et un autre de ses fils, Georges, l'objet de toutes les attentions des commissariats de Paris. Son château d'Hardricourt avait été vidé de ses meubles pour payer ses dettes et son Palais de Berengo, le bivouac préféré de l'armée française. Seul le jardinier du Palais, un membre de la famille impériale, rappelle à qui veut l'entendre ce que furent les heures de gloire de ce palais.

L'Empereur mort, Bokassa n'a pas pour autant fini de hanter la vie politique du pays. Les politiciens aperçus avant, pendant et après le régime impérial sont toujours présents.
Le 22 Février 1997, la France annonce l'arrêt de sa coopération militaire avec le Centrafrique et notamment avec la Garde Présidentielle, accusée du meurtre de Christophe Gelombe (le 5 Décembre 1996, ex- Ministre de l'Intérieur de Kolingba) et de son fils. Npougandé sera limogé et son remplaçant d'avoir lui aussi les faveurs de l'ancien colonisateur.
Kolingba tente (en est-on vraiment certain ?) un coup d'état le 28 Mai 2001 contre Patassé mais il doit vite se réfugier en Ouganda. Amnistié par le Président Bozizé, il reviendra à Bangui le 5 Octobre 2003 afin de participer à la conférence de réconciliation nationale. Il reste toujours un élément incontournable et respecté du paysage centrafricain. Elizabeth Domitien qui est restée comme la première femme africaine à avoir occuper le poste de Premier Ministre fut aussi la première à ne pas accepter l'idée impériale. Démise de sa fonction, arrêtée à la chute de l'Empereur, elle sera libérée en 1980 avec l'interdiction formelle de rentrer en politique. Elle est décèdée le 26 Avril 2005 à l'âge de 80 ans.
David Dacko fut tour à tour Président et opposant politique toute sa vie. Participant à toutes les élections présidentielles depuis 1993, Dacko ne devait pas retrouver le poste qu'il vait occupé par deux fois. Un modeste 11% lors de l'élection de 1999 qui remit Patassé en selle et sa participation au dialogue national, il meurt le 10 Novembre 2003.


Enfin, un nouveau venu sur la scène politique centrafricaine, et qui n'en est pas un à regarder de plus près, fait bientôt son apparition. Le Général François Bozizé (né en 1946) s'empare du pouvoir le 15 Mars 2003 et met un terme à l'anarchie qui règne dans le pays. Ange -Félix Patassé a connu ce qu'il redoutait tant. Le coup d'état est bien accueilli et peu importe si le nouveau Général suspend la constitution (de 1995). Patassé s'est réfugié au Togo pour y dénoncer le putsch. Une habitude en Afrique. Mais Bozizé n'est pas un homme neuf en Centrafrique. Son premier haut grade d'officier (Brigadier Général en 1978), il le devait à sa Majesté Impériale. A la chute de l'Empereur et malgré un rôle toujours controversé aujourd'hui dans la répression estudiantine, Dacko le nomme Ministre de la Défense. Au coup d'état de Kolingba, il se retrouve promu Ministre des Communications. Patassé le contacte et il participe au putsch raté de 1982. Il s'enfuit avec une centaine de militaires armés dans la brousse avant de s'exiler en France. Arrêté au Bénin en Juillet 1989, il ne sera relâché qu'en Septembre 1991. La France accueillera de nouveau ce .. prisonnier politique.
Le retour de Patassé à la Présidence consacre celui de Bozizé réintégré dans ses fonctions. Son zèle contre les mutins de 1996 et 1997 lui octroie le poste de Chef d'Etat- Major. Bozizé est un fidèle de Patassé comme il le fut de l'Empereur. De l'empire à la République, le chef d'état -Major était toujours aussi impérial. Le 28 Mai 2001, le pays est secoué par une tentative de coup d'état. Les rebelles congolais du Mouvement de Libération du Congo vont très vite rétablir Patassé au pouvoir. Mais la loyauté de Bozizé est remise en question après cette tentative de putsch et en Octobre de la même année, il sera démis. Partisans du Président contre partisans du Chef d'Etat- Major… fuite au Tchad et rébellion ouverte du Général Bozizé et la phase ultime de la prise du pouvoir.
Bozizé devenu Président fait appel pour former le gouvernement à un des plus vieux habitués de la politique centrafricaine en la personne d'Abel Goumba. Vice Président du Gouvernement Autonme de Mars 1957 à Juillet 1958, Président de Juillet à Décembre 1958, évincé par Dacko, le voilà désormais Premier Ministre. Une revanche pour cet homme qui fut relégué aux oubliettes de l'Histoire dans son rôle d'éternel opposant. En 1999, il dut d'ailleurs se satisfaire d'un modeste 6% des voix à l'élection.
Le gouvernement de transition ne devait durer que jusqu'au 5 Novembre 2003. Goumba fut brutalement limogé pour divergences avec le Président. Bozizé. Ce dernier lui accorda néanmoins le poste de Vice Président. Goumba appartenait au passé, son pays avait changé. Il participa à l'élection présidentielle de Mars 2005 et ne reçut que modestement 3% des votes. Il échoua à l'élection législative qui suivit (le poste de Vice Président avait été aboli). Son épouse Anne-Marie a été de son côté élue députée et son Alexandre lui a succédé à la tête de son parti, le Front Patriotique pour le Progrès. Il a pris dès lors sa retraite à 81 ans (2008).
En Août 2008, le gouvernement centrafricain a fait célébrer une messe en l'honneur des dirigeants historiques du pays dont l'Empereur Bokassa Ier. Il existe certainement un mouvement monarchiste pro-Bokassa mais celui-ci n'a pas l'ampleur d'un MESAN ou tout autre parti historique du Centrafrique. Pourtant l'adage dit que l'histoire est un éternel recommencement et l'Afrique regorge de ces tours du temps qui n'appartient qu'à elle.
Le vent se murmure encore en Centrafrique qu'il était une fois le palais de Berengo, il était un fois un homme qui se sacra Empereur, il était une fois un nom qui fit l'histoire de son pays, il était une fois Bokassa…

ACCUEIL | Ouganda | Côte d'Ivoire | Ethiopie | Rwanda | Burundi | Madagascar | Ghana | Bénin | Angola | Tanzanie (Zanzibar) | Centrafrique | Afrique du Sud | Lesotho | Libye | Swaziland | Egypte | Tunisie | CAMEROUN | Kenya | Mali | Maroc | Plan du site


Ce site ne soutient aucun mouvement politique quelque soit sa nature et n'a qu'un but historique, merci de votre compréhension | draken291@hotmail.fr

Retourner au contenu | Retourner au menu