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La famille royale

Libye

Peu avant de mourir le 18 Juin 1992, Hassan Al Rida a nommé son second fils, Sayed Mohammed (né le 20 0ctobre 1962), son héritier. Le Prince est à Londres également quand son père meurt. Il hérite d'une situation politique inconfortable. L'opposition Libyenne n'a que peu de voix à l'extérieur de son pays et aucune dans son pays. Crée en 1981 à Londres par Mohamed Ben Ghalbon, l'Union Constitutionnelle Libyenne lutte ouvertement pour le rétablissement de la monarchie en faveur des Senoussis. Non sans mal d'ailleurs. A l'heure de sa création, le Roi Idriss est encore vivant. Réfugié au Caire, il a été favorablement accueilli par le gouvernement Egyptien, mais il n'en demeure pas moins que celui-ci lui interdit toutes activités politiques. La mort du souverain et l'avènement de son héritier Hassan jettent le trouble dans le mouvement monarchiste. Son attitude controversée lors du coup d'état en 1969 est encore dans les esprits des partisans de l'U.C.L. La légitimité seule compte. On se rallie à sa bannière mais le Prince est en résidence surveillée. Lorsqu'il tombe malade, la Libye autorise le Prince à aller se faire soigner aux Etats- Unis. Pour l'U.C.L., le Prince Hassan doit venir à Londres. Ce sera chose faîte. Le souverain est fatigué de son attaque cardiaque. Les affaires politiques ne le concernent pas. Du moins, s'y refuse t-il ! Craint-il l'assassinat ? C'est probable.

En juin 1992, l'U.C.L. est profondément divisé. La légitimité du Prince Mohamed Sayed est contestée, la restauration se fait attendre et le régime Républicain montre de fortes tendances monarchiques au sein de la famille présidentielle. A commencer par le propre Guide de la Révolution qui souhaiterait voir un de ses fils lui succéder. Certains monarchistes se rallient alors au fils du Prince Abdallah (1919- 1988) qui avait tenté un putsch en 1970. Le jeune Idriss, âgé de 12 ans au moment de la révolution, apparaît alors comme plus proche de l'héritage du vieux Roi Idriss.
C'est en 1989 que le Prince Idriss II Senoussis accepte de revendiquer le trône Libyen. En 1991, Idriss II prend la tête d'une armée de 400 hommes et opposants au régime de Kadhafi, entraînés secrètement par l'American Intelligence Service dans le but de renverser le régime du Colonel Kadhafi. L'échec de l'invasion de l'Irak (1991) ne permettra pas à l'American Intelligence Service de donner suite à ce plan d'invasion.
Idriss II a annoncé le 16 Février 2011 être prêt à rentrer en Libye afin de collaborer avec les instances de l'opposition en vu de l'établissement d'un régime démocratique ou monarchique en Libye alors que l'ancien drapeau royal flotte au dessus de Benghazi, en proie aux émeutes anti- Kadhafi. L'Union Constitutionnelle Libyenne peine à rassembler l'opposition sous sa bannière mais a néanmoins participé à la Conférence nationale de l'Opposition Libyenne (CNOL) en 2005 dont elle est un membre fondateur.
Le 21 Septembre 2011, le Prince Sayed Mohammed a annoncé vouloir revenir dans son pays et participer à la construction de son pays, laissant aux Libyens le soin de demander le retour de la monarchie par un référendum.
Le 3 Octobre 2010, la Reine Fatima, veuve et 4iéme épouse du Roi Idriss depuis 1931, décède à l'âge de 97 ans. Seul Saif Al Islam Kadhafi présentera ses condoléances à la famille royale, s'écartant des positions de neutralité de la République. Il y'a deux ans de cela, la Reine Fatima avait pu récupérer ses biens immobiliers saisis lors de la Révolution. Sa résidence de Tripoli a été louée à l'Ambassade du Royaume Uni depuis. Condamnée à 5 ans de prison en Novembre 1970 par un tribunal militaire, elle n'avait pas revue la Libye depuis la révolution de 1969.

Le Prince Ahmed Al Zoubaïr al Senoussi (né en 1933 et petit neveu du Roi Idriss Ier), auteur d'une tentative de putsch en 1970 et emprisonné jusqu'en 2001 a été nommé Ministre des Prisonniers Politiques au sein du Conseil National de Transition (2011). La mouvance monarchiste est membre du Conseil National de Transition. Le 6 mars 2012, il a été élu à la tête du Conseil de Transition de la Cyrénaïque qui réclame l'autonomie de la province traditionnellement acquise à la famille royale

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