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Ghana
En 1764, Kusi Oboadum est contraint d’abdiquer suite à une cabale de sa cour, non sans avoir survécu à une rébellion militaire des Asafohene (chefs militaires) en 1748 .Une régence est de nouveau installée au profit de Nana Oseï Kouadio Okoawia, son neveu. Si la succession semble héréditaire, le choix des souverains se fait exclusivement à travers les femmes, toutes descendantes du premier souverain. Ainsi après la dynastie dite de Koumassi, c’est sa branche appelée Oyoko Abohyen qui assume le pouvoir de la Confédération. En 1777, son petit-fils mineur Oseï Kwame lui succède. Sous son règne, le commerce avec les Européens commence à décliner ; les Danois installés depuis 135 ans partent brutalement en 1792 (leurs dernières possessions seront vendues aux anglais en 1850). Le commerce de l’esclavage perd de son essor et si les légendes sur le trésor des Ashantis se sont déjà répandues en Europe, peu en ont vu la couleur mais tous affirment être dans un nouvel eldorado. De plus la situation politique à l’intérieur du royaume est devenue anarchique.
A peine installé sur le trône, Oseï Kwame est victime d’une révolution de palais fomenté par le régent (Mamponghene) et l’Asantehemaa (Reine-Mère) Konadou Yaadom. En effet, cette dernière accusait le souverain d’avoir fait empoisonner son fils Opokou Kwame pour lequel elle espérait un jour le trône. Oseï Kwame est arrêté et poussé à l’abdication. Libéré, le souverain destitué se réfugie à Juaben avec le siège d’Or. L’Empire est divisé. Oseï Kwame règne sur une petite partie du Ghana. Il finira par se suicider en Décembre 1803 sans avoir repris son trône. Son frère et successeur, Opokou II Fofie règnera brièvement jusqu’en Mars 1804.
Grâce au principe de rotation entre les maisons royales toutes issues d’Opoukou Ware Ier, Oseï Tutu Kwame Asiba Bonsu accède au pouvoir et va rétablir très vite l’autorité royale. Renouant avec la tradition de conquêtes de ses ancêtres, il va maintenir le royaume à son apogée. En 1806, une guerre éclate contre la Confédération Fante. Prenant prétexte que des tombes ont été violées et les coupables réfugiés à la cour Fante, les Ashantis attaquent leur confédération. Mais Oseï Bonsu a oublié que les Fante sont alliés aux anglais avec qui ils commercent et qui se sont installés sur la côte. La guerre va durer jusqu’au 25 Mars 1807. Et si elle assure une supériorité des Ashantis, les Anglais vont prendre ombrage de cette monarchie. Oseï Bonsu doit même faire face à un complot après la mort de la variole de son fils héritier en 1807. Il doit fuir. Les comploteurs ont fait croire à sa mort et l’Asantehene doit organiser un contre coup d’état. Il reviendra à Koumassi en 1819. Du 21 Janvier 1824 au 21 Février 1834, le règne de Oseï Akoto va contraster avec celui de son prédécesseur plus guerrier. Il est temps que le commerce retrouve sa place au sein de la Confédération Ashantis et son futur successeur, Kouakou Doua Ier (né en 1797) l’a bien compris. Entre 1826 et 1831, Oseï Akoto tente de reconquérir les côtes mais sans succès. Il doit les abandonner définitivement aux anglais en échange d’une paix incertaine. Sa fuite sur le champ de bataille avait été durement ressentie par les Ashantis. Le Siège d’or est entre les mains des Britanniques. Le Prince Kouakou Doua parvient néanmoins à le récupérer et le rendre au souverain. Oseï Akoto vers la fin de son règne devient plus violent, arbitraire et alcoolique. Il échappera à une tentative de coup d’état en 1827.
Les Hollandais restent le peuple blanc de référence en matière de commerce. Le 18 Mars 1837, Kouakou Doua Ier signe avec les Hollandais un accord militaire. Assurant ainsi une réserve humaine de soldats pour les colonies orientales des Pays Bas, le souverain recevait en échange des fusils et de la poudre. Basé sur un certain volontariat, bien des esclaves obtinrent leur liberté de cette façon.