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Fondation du Royaume du Sanwi

Côte d'Ivoire

Comme bons nombres d'ethnies du groupe Akan de Côte d'Ivoire, celle des Agnis est venue du Ghana vers la fin du XVIIième siècle fuyant une de ces guerres civiles qui n'avaient de cesse de perturber la région.
Sur dix sept familles issues des dix sept régiments armés qui s'étaient réfugiés au delà des frontières du royaume Ashanti, seules quatre survécurent aux famines, sécheresses et autres maladies et fondèrent les bases du royaume du Sanwi. Le Roy Amalaman Anoh Ier était orgueilleux des origines supposées de son ethnie. On disait les Agnis descendre des Egyptiens ; tout un symbole pour ce petit souverain qui entendait désormais faire de son royaume un état aussi puissant que celui des Ashantis. Peu importe qu'il y'avait d'autres tribus installées déjà sur ce sol, il les soumettrait (les Agwa seront ainsi massacrés) et de la cité de Krindjabo ferait sa capitale. La future région administrative d'Aboisso devenait ainsi le plus vieux royaume de Côte d'Ivoire. De près allait lui suivre dans cette transhumance l'ethnie des Baoulés de la Reine ashanti Nanan Pokou (voir Ghana).

Le Sanwi prospéra tant et si bien qu'il ne fût pas inquiéter et ses frontières furent assurées d'une paix tranquille. Son successeur Amon N' Douffou Ier héritait à son avènement d'un royaume puissant. En 1701, le Roi du Sanwi rencontre une délégation française venu lui demander l'autorisation de s'installer sur son territoire. Il faut imaginer ces officiers enfermés dans leur lourd costume militaire, tremblant de sueur et ce Roi assis sur son petit trône dans un simple pagne les regardant avec curiosité. On est loin de l'image traditionnelle de ces africains qui enlevés de leurs terres natales étaient vendus comme esclaves dans les lointaines amériques.
Ici, il s'agit avant tout de négociation afin de pouvoir installer des comptoirs qui permettraient aux marins de Louis XIV d'éviter les mouillages anglais. Quelques soient les cadeaux qu'il reçut, Amon N'Douffou octroya bien volontiers à ces toubabs (blancs) une parcelle caillouteuse d'Aboisso (sur la pierre). Il faut dire que son épouse avait manœuvré pour éviter que les Français s'installent dans la capitale. Cette pénétration française fut timide. L'Afrique n'intéressait guère le royaume de France autre que pour des raisons commerciales.

Ce n'était pas la première fois pourtant que la future Côte d'Ivoire, prénommée Côte des Dents en ce début de Dix- Huitième siècle, rencontrait la France. Un Prince d'Assinie, Aniaba, neveu du Roi Essouma avait été introduit à la cour du Roi Soleil. Impressionné par ce Prince africain, Louis XIV le fit baptiser en 1681, devint son parrain et en fit un officier de l'armée royale. Aniaba fut ainsi le premier officier de couleur de l'histoire de France. Nostalgique, Aniaba finit par revenir à Assinie mais on perdit sa trace au Togo.

Le Sanwi se montrait d'ailleurs très intéressé par Assinie. Accès à la mer, principauté riche, Assinie finit par succomber aux assauts du Sanwi en 1832. Le royaume était à son apogée.

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