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Entretien avc Mr et Guillaume Ruzovivo, leader du P.M.P

Burundi

*Réalisé par l'auteur pour le Journal " La Toile ", numéro de Janvier 2010

La Toile : Peut-on dire aujourd'hui avec le recul qui s'impose qu'il y a eu une manipulation de la part des Belges et une certaine volonté d'abattre la monarchie lors de l'indépendance accordée au Burundi ?

Guillaume Ruzoviyo : L'indépendance du Burundi et du Rwanda en 1962, ou celle du Congo une année plus tôt, s'est faite dans la précipitation, sans grande préparation. Souvenons nous qu'en 1955, le professeur Van BILSEN qui préconisait l'indépendance du Congo belge dans les 30 ans à venir passait pour trop progressiste dans les milieux politiques belges. C'est dire que quand le vent de l'indépendance souffle sur cette région dans les années 1958, les Belges sont plutôt pris de court et doivent adapter rapidement leur politique à cette nouvelle donne.
Jusque là en effet, la plus grande préoccupation des Belges en ce qui concerne l'administration intérieure des territoires sous leur responsabilité était de disposer d'autorités " indigènes " qui leur sont totalement soumis, sans devoir pour cela remettre en cause le système de gouvernance en place, c'est-à-dire la monarchie pour le Burundi et le Rwanda.
Quand il devient évident que l'indépendance est inéluctable à très court terme, il s'agit pour les Belges de sauvegarder et pérenniser leur influence et leurs intérêts après l'indépendance de leurs possessions.
Au Congo belge, cela aboutit à l'élimination physique de Patrice Lumumba jugé hostile aux intérêts belges.
Au Rwanda, " la révolution sociale " hutu encadrée soigneusement par l'administration coloniale et l'Eglise catholique aboutit à la suppression de la monarchie et à la prise de pouvoir par un parti politique à caractère ethnique Hutu, le Parmehutu.
Le Burundi ne pouvait pas échapper à cette volonté des Belges d'installer un pouvoir qu'ils contrôlent.
Ici, le paysage politique est dominé par deux courants :
Le premier courant réclame l'indépendance dans les plus brefs délais. Il est dominé par le parti UPRONA (Parti de l'Unité pour le Progrès National) dirigé par le prince Louis RWAGASORE, le fils du roi régnant MWAMBUTSA IV.
Le deuxième courant prône l'indépendance retardée, afin que la Belgique ait le temps de faire progressivement les réformes politiques et socio-économiques qui permettront au Burundi indépendant de s'auto suffire. Ce courant est dominé par le PDC (Parti Démocrate Chrétien) dirigé par les princes Jean NTIDENDEREZA et Joseph BIRORI, deux fils du prince Pierre BARANYANKA, le chef de file du clan des BATARE.
Cependant, la pression de l'ONU, dont le Burundi comme le Rwanda sont sous tutelle, oblige la Belgique a consentir une ouverture vers l'autodétermination.
Très vite, il apparaît que les autorités coloniales belges soutiennent activement le PDC, qui va former un Front Commun de plusieurs partis pour mieux combattre l'UPRONA.
Grâce aux stratagèmes des Belges, qui vont notamment assigner le prince RWAGASORE en résidence surveillée pendant les élections communales de décembre 1960, le Front Commun remporte la victoire.
Mais, lors des élections législatives de septembre 1961 qui vont avoir lieu sous la supervision de l'ONU, le parti UPRONA qui remporte 80% des sièges. Le prince Louis RWAGASORE devient Premier Ministre, et est appelé à former le gouvernement qui va conduire le Burundi à l'indépendance. Moins d'un mois plus tard, le 13 octobre 1961, il est assassiné avec la complicité des leaders du PDC.
Malgré la disparition de ce leader charismatique, le Burundi accède à l'indépendance le 1 juillet 1962 sous la houlette du parti UPRONA et sous la forme d'une monarchie constitutionnelle.
C'est-à-dire contre toutes attentes de la Belgique.
Jean Paul HARROY, le dernier Gouverneur Général belge le reconnaîtra lui-même, à travers son livre dont le titre est sans équivoque : Burundi 1955-1962. Souvenirs d'un combattant pour une guerre perdue (Bruxelles, Hayez, 1987).
Par contre, le titre de son livre souvenir sur son épopée au Rwanda est triomphaliste sans retenue : Rwanda. Souvenirs d'un compagnon de la marche du Rwanda vers la démocratie et l'indépendance ( Bruxelles, Hayez, 1984).
Nous pouvons donc affirmer sans risquer de nous tromper que la volonté de la Belgique d'abattre la monarchie burundaise était bien réelle.


LT : En quoi les actions du Prince Rwagasore gênaient-elles les autorités Belges dans l'émancipation du Burundi ?

GR : Elles gênaient les autorités Belges sous plusieurs aspects :
- Fils aîné du roi Mwambutsa IV, l'aura dont jouissait ce monarque dans le Burundi profond ne pouvait que rejaillir inévitablement sur le fils. Dans un pays profondément monarchiste comme le Burundi, toute directive émanant du fils était considérée comme la volonté cachée du père, même si ce dernier affirmait, sans convaincre, qu'il était " au dessus des partis politiques".
Face donc au Prince Rwagasore , résolument nationaliste, charismatique de surcroît, les Belges sentaient, avec raison, que la partie engagée pour donner la victoire au Front Commun était loin d'être gagnée. La victoire de l'UPRONA aux législatives de 1961 leur a donné raison.
Dans leurs stratégies pour installer un pouvoir post indépendance " docile ", le Prince Rwagasore apparaissait donc comme l'obstacle à éliminer.

- Dans les villes, les cités et les centres extra coutumiers, le Prince Rwagasore jouissait d'une grande popularité grâce aux coopératives qu'il avait crée, dont le succès gênait les maisons commerciales métropolitaines ou celles des Asiatiques, tout en créant une classe moyenne nationaliste, gagnée à la cause de l'UPRONA.
Les autorités belges finiront d'ailleurs par supprimer les coopératives du Prince Rwagasore en 1959.

- Le Prince Louis Rwagasore avait développé des amitiés avec des leaders politiques de la région qui étaient connus pour leurs positions anti colonialistes, et qui soutenaient son parti. Il s'agit notamment de Mwalimu Julius NYERERE du Tanganika Territory.
C'est par le Tanganyika Territory que le Prince Rwagasore a pu clandestinement envoyer des leaders de l'UPRONA défendre la cause de l'indépendance devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies. C'est au Tanganyika Territory que certains upronistes recherchés pour leur activisme se sont réfugiés, notamment quand Rwagasore a été placé sous résidence surveillée.



LT : Quelles sont les raisons exactes qui ont poussé les militaires à renverser le régime du Mwami Mwambutsa ? On parle de règlements de comptes au sein de la famille royale et de l'Uprona ?

GR : - D'abord, dans ces années là, les coups d'état militaires en Afrique étaient dans l'air du temps. Un peu partout (Ghana, Egypte, Libye, etc…) des militaires sortaient des casernes et renversaient les pères fondateurs.
Les raisons étaient multiples et souvent spécifiques à chaque pays.
Cependant, il paraîtrait que le renversement de régimes de type monarchique était plutôt bien vu par le Secrétaire Général de l'OUA, Diallo TELLI qui les considérait comme des régimes rétrogrades. En un bon ressortissant de la Guinée de SEKOU TOURE qui apparaissait à cette époque comme le modèle révolutionnaire à suivre pour la jeune élite africaine idéaliste, Diallo TELLI encourageait, paraît-il les jeunes officiers des pays de ce type, lors de ses tournées, à renverser les Chefs d'Etat.
Ce ne serait donc pas un hasard si le coup d'état du Capitaine Michel MICOMBERO qui renversa le jeune Mwami NTARE V le 28 novembre 1966 s'est déroulé quelques jours après le passage de Diallo TELLI à Bujumbura.
Le roi NTARE V fils du roi MWABUTSA IV avait été intronisé à peine 3 mois plus tôt. Etant rentré au Burundi au début de l'année 1965 en qualité de Prince héritier du trône pendant que son père était encore en convalescence en Europe, il avait été happé par des flagorneurs et des manipulateurs qui l'ont convaincu de remplacer son père. Il avait été intronisé à la hâte alors que le Mwami MWAMBUTSA avait déjà annoncé son retour pour dans quelques jours.
Le coup d'état du Capitaine MICOMBERO s'est déroulé alors que NTARE V était en visite officielle au Congo Kinshasa.
- A mon avis, dire que ce sont les militaires qui ont renversé la monarchie est trop simpliste. En réalité, on peut affirmer que les cerveaux du coup d'état étaient des civils, qui ont utilisé les gens d'armes. On dit même qu'au départ, MICOMBERO était très réticent pour opérer un coup d'état, mais que ce sont des civils qui ont fini par le convaincre. Cela est très possible : n'avait-t-il pas pris femme dans la famille royale ?
Parmi les personnalités politiques les plus cités comme les véritables organisateurs du coup, il y a Jean NTIRUHWAMA qui est devenu Ministre de l'Intérieur dans le premier gouvernement républicain et Artémon SIMBANANIYE, Ministre des Affaires Etrangères.
Comme raison d'abattre la monarchie, certains avancent le désir de revanche des HIMA, un clan TUTSI qui aurait été pendant longtemps méprisé et écarté par le roi et les GANWA, c'est-à-dire les membres de la famille royale. NTIRUHWAMA, MICOMBERO et même SIMBANAIYE était en effet du clan HIMA.
A voir comment la République installée par MICOMBERO et ses successeurs BAGAZA et BUYOYA, tous HIMA de BURURI, est restée un régime militaro civil strictement clanique HIMA " bururien ", beaucoup pensent que cette raison a été prépondérante.
- Dire que le coup d'état de MICOMBERO résulte d'un règlement de compte au sein de la famille royale ou de l'UPRONA, cela n'est pas fondé.
Ce que certains disent, c'est que quelques membres influents de la famille royale auraient été mis au courant du plan de renversement de la monarchie, et qu'ils auraient accepté de soutenir ce mouvement contre des postes juteux dans le gouvernement républicain.
Cela est possible, si l'on observe la précipitation avec laquelle le jeune roi NTARE a été intronisé, pour écarter définitivement son père MWAMBUTSA dont le retour annoncé aurait fait capoter les plans du coup d'état. Pour y arriver quelques membres de la famille royale ont certainement dû être impliqués. Mais cela est à mettre plus sur le compte de la cupidité humaine et de la soif de pouvoir individuelle que sur un quelconque règlement de comptes entre membres de la famille royale.
Il en est de même, à mon avis, d'un éventuel règlement de comptes entre certains upronistes. Avant son départ pour le Congo Kinshasa, le roi NTARE V a signé un décret qui instituait le parti UPRONA comme parti unique au BURUNDI. Cela démontre que les upronistes ont de toutes les façons gardé une influence très forte, jusque même dans l'entourage rapproché du roi, et que les éventuelles frictions n'étaient pas très visibles.


LT : L'assassinat du Mwami NTARE V était-il justifié dans la mesure où les chances de restauration semblaient ne pas être en sa faveur ?

GR : Pour les tombeurs de la monarchie, l'assassinat du Mwami NTARE V était justifié.
Depuis le 28 novembre 1966, date du coup d'état, MICOMBERO et ses proches vivaient dans une véritable hantise d'un retour du roi, qui aurait reçu le soutien de l'ensemble de la population burundaise, HUTU,TUTSI, GANWA et TWA confondus pour le remettre sur le trône. Contrairement à la monarchie rwandaise ressentie comme Tutsi et agissant comme tel, la monarchie burundaise intégrait toutes les composantes de la nation. Au Burundi, un adage disait que " le roi n'a pas d'ethnie ". Autour du roi ou des princes dirigeant des chefferies gravitait les HUTU, les TUTSI, les GANWA et les TWA. Il y avait même beaucoup de chefs de chefferies qui étaient de simples extraction Hutu ou Tutsi. Pour dire que la monarchie burundaise avait un ancrage profondément populaire.
De plus, le nouveau pouvoir redoutait une élite civile et militaire non HIMA, surtout celle en provenance de MURAMVYA le berceau de la royauté, au centre du pays.
Les HIMA, dans leurs efforts pour se faire accepter par la population comme les nouveaux maîtres du Burundi alors qu'ils étaient traditionnellement méprisés par tout le monde ont compris qu'il fallait supprimer le symbole le plus visible de la monarchie, c'est-à-dire le dernier roi régnant NTARE V.
Avant de passer à l'acte le nouveau pouvoir a d'abord monté un faux coup d'état en 1971, qu'il a mis sur le compte des gens de MURAMVYA et de leurs proches afin de les éliminer. Des officiers et des intellectuels de valeur furent arrêtés et condamnés à mort. C'est de justesse qu'ils échappèrent à ce sort.
En 1972, c'est SIMBANANIYE qui a monté l'opération qui a ramené l'ex roi NTARE à Bujumbura au mois de mars, alors qu'il était en visite d'affaires chez Idi AMIN, le Président de l'UGANDA. NTARE V fut exécuté le 29 avril 1972 à GITEGA.
Même si on ne peut pas affirmer qu'il y avait un mouvement organisé pour la restauration de la monarchie à cette période, on peut quand même dire qu'il existait un grand courant populaire de sympathie envers la monarchie qui ne demandait qu'à s'extérioriser, et c'est de cela dont le nouveau pouvoir avait peur.
Sans vouloir être trop optimiste, on peut croire que ce courant existe encore aujourd'hui, peut-être moins fort qu'à cet époque, mais il existe quand même.
En 1992, quand Mathias HITIMANA a voulu créer le Parti Royaliste Parlementaire (PRP), le Président BUYOYA a refusé. A des amis, BUYOYA a dit qu'un parti royaliste était dangereux et pouvait même battre l'UPRONA, parce que, a-t-il dit, " tout Burundais est monarchiste dans son cœur ".

LT : Le Parti Royaliste Parlementaire fut l'un des premiers mouvements reconnus à l'ouverture du multipartisme, obtint même des postes gouvernementaux sous la présidence de Buyoya. Mais aujourd'hui, les royalistes du Burundi tout comme la famille royale sont divisés entre le Parti Monarchiste Parlementaire et Abahuza, voir ont rejoint d'autres partis tel le CNDD-FDD.
Pourquoi donc cette division et qu'est ce qui différencie le PMP dAbahuza ?

GR : Pour rappel, le PRP qui est entré au gouvernement pendant la période de la transition ne s'appelle pas Parti Royaliste Parlementaire mais Parti pour la Réconciliation du Peuple, un parti républicain comme tous les autres partis qui existaient à cette époque. Le Parti Royaliste Parlementaire n'a jamais vu le jour officiellement, d'autant plus que la Constitution de cette époque interdisait expressément l'existence de partis à caractère monarchique.
Il faudra attendre l'Accord d'Arusha de 2000 et la Constitution qui en est sorti, en stipulant clairement que " tout parti ou mouvement qui lutte pacifiquement pour la restauration de la monarchie peut exister " (article 5) pour voir la création de partis à caractère monarchique.
Deux partis sont nés :
- Le Parti Monarchiste Parlementaire - ABAGENDERABANGA
- Le Part pour la Restauration de la Monarchie et le Dialogue - ABAHUZA.

Fondamentalement, il n'y a pas une différence idéologique entre ces deux partis. Tous les deux veulent militer pour la monarchie. Tous les deux militent également pour la réhabilitation de la communauté ethnique Ganwa, qui a été exclue des communautés ethniques existant au Burundi par l'Accord d'Arusha. En effet, aujourd'hui, la
constitution nationale issue de cet Accord reconnaît seulement comme ethnies existant au Burundi les HUTU, les TUTSI et les TWA, alors que culturellement et historiquement, les GANWA constituaient aussi une communauté ethnique différente des 3 autres.
Sans entrer dans les détails, je dirais que la création de deux partis monarchistes différents a été le résultat d'une divergence d'approche et de vision du concept monarchique par les fondateurs de ces partis. D'où une divergence de stratégies et de méthodologie. Cependant, aujourd'hui, les relations entre les deux partis sont au beau fixe.
Aujourd'hui donc, les monarchistes du Burundi ont le choix entre le PMP et le PRMD. Ce n'est pas une mauvaise chose en soi, au contraire.
La question est celle des pseudo monarchistes qui vont chercher pitance dans les autres partis, surtout dans le parti au pouvoir, le CNDD-FDD. Pour y parvenir, ils sont obligés d'endosser la veste tutsie et sont nommés dans les différents postes, à l'Assemblée nationale ou au Sénat en tant que TUTSI. Cela affaiblit considérablement notre revendication de la réhabilitation de la communauté ethnique GANWA.


LT : La princesse Esther KAMATARI a participé à la dernière élection présidentielle de 2005. Son score peut-il être considéré comme un échec ? Les chances de restauration sont elles possibles au Burundi, et si restauration il y a, la monarchie peut elle s'avérer un gage d'unité dans un pays qui a souffert d'une terrible guerre civile ethnique ?

GR : -La princesse Esther KAMATARI n'a pas participé à l'élection présidentielle de 2005. Elle a juste fait une déclaration d'intention de participer à cette élection, à partir de Paris. Cette déclaration, très largement médiatisée, a été reprise par de nombreux journaux, mais la princesse n'a pas dépassée ce stade.
Elle n'a donc pas enregistrée un score quelconque, dans la mesure où elle n'était pas partie prenante de ces élections. Il n'en aurait pas été autrement puisque le Président de la République devait être élu par l'Assemblée Nationale et le Sénat réunis. Il fallait donc avoir suffisamment de députés et de sénateurs pour prétendre à ce poste. C'est pourquoi d'ailleurs, au moment des présidentielles, tous les grands partis tel que le FRODEBU ou l'UPRONA se sont désistés. L'unique candidat aux présidentielles a été Pierre NKURUNZIZA.
- Aujourd'hui, les chances d'une restauration de la monarchie sont difficiles à évaluer. Jusqu'aujourd'hui, il n'y a aucun parti politique monarchiste qui a réellement disposé de moyens suffisants pour installer matériellement les structures d'un parti politique sur tout le territoire national par exemple, et ensuite mener une campagne en règle. Les monarchistes existent vraiment, autant parmi la haute classe et la moyenne classe que dans la masse rurale. Seulement ils ont besoin d'être rassemblés. Cela demande des moyens qui ne sont pas encore disponibles.
Cependant, beaucoup de personnes sont convaincues, surtout parmi les intellectuels, que l'idéologie monarchiste au Burundi constitue la meilleure voie pour l'unité nationale. En effet, la guerre civile a opposée les HUTU et les TUTSI, les deux principales ethnies du pays. Or, tout le monde sait que pendant les 4 siècles que la monarchie a duré, il n'y a jamais eu de guerre à caractère ethnique. De plus les rois ont toujours pratiqué une politique qui intégrait toutes les composantes de la population jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir, sans aucune exclusion. Cette méthode de gouvernement est même aujourd'hui donnée comme modèle à suivre dans tous les forum et les débats de sensibilisation à la paix et à la réconciliation nationale.


LT : Les actions et les engagements du PMP au sein de la vie politique et sociale.

GR : -Dès son agréation officielle, le 12 janvier 2005, le PMP s'est crée une place particulière dans la vie politique nationale par son caractère monarchiste engagé.
Il a été présent dans tous les débats politiques, et il est suffisamment connu dans les milieux politiques et intellectuels du pays.
-Le PMP est aussi connu pour ses positions concernant la question ethnique au Burundi. Comme indiqué plus haut, l'histoire du Burundi a été profondément falsifiée quand les politiciens HUTU et TUTSI ont négocié l'Accord d'Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi signé en 2000, notamment en ce qui concerne la question des communautés ethnique existant au Burundi. Le PMP ne cesse de revendiquer la place de la communauté ethnique GANWA aux côtés des communautés ethniques HUTU, TUTSI et TWA. Par plusieurs correspondances et déclarations, cette revendication a été portée à la connaissance de toutes les instances politiques nationales, aux ligues des droits de l'homme et à la Médiation des Nations Unies présente au Burundi.
Ainsi par exemple, lors des déplacements en Europe du Président de la République et du Président du Sénat, des représentants du PMP les ont interpellés publiquement sur cette question, à Paris et à Bruxelles.
- A l'occasion de chaque anniversaire de l'assassinat du Mwami NTARE V, le 29 avril, le PMP publie un communiqué de presse qui est largement médiatisé dans la presse tant écrite que parlée. A cette occasion, le PMP ne cesse de réclamer la lumière sur les mobiles et les auteurs de l'assassinat du roi, l'identification de l'endroit où il a été secrètement enterré, ainsi que l'organisation d'une sépulture digne.
A l'occasion de l'anniversaire de cette année, le PMP a été l'initiateur d'un Communiqué de presse conjoint avec le PRMD
- A chaque anniversaire de l'assassinat du prince Louis RWAGASORE qui est devenu le héro officiel de l'indépendance du Burundi, le 13 octobre, le PMP se doit d'aller s'incliner sur sa tombe aux côtés des plus hautes autorités du pays et dépose une gerbe de fleur.
Au niveau social, le PMP est présent dans tous les événements sociaux de la communauté GANWA.

Le 15 novembre 2009

Guillaume RUZOVIYO, Président du Parti Monarchique Parlementaire -ABAGENDERABANGA

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